Après le mauvais état des corniches et des gouttières, l'installation électrique défectueuse et donc dangereuse, le décollement des panneaux des lambris dans la chapelle latérale, l'écaillement des peintures suite à l'humidité, les parties de statues vermoulues, il faut absolument que soient également préservées les magnifiques peintures murales.
Construite aux environs de 1230 avec une façade posant sur une base de gros moellons et cernée de chaînes d'angle, elle offre un volume trapu qui évoque l'époque romane, mais dont le tracé des fenêtres annonce déjà l'âge gothique. D'importants remaniements aux XVIIème et XVIIIème s. lui ont conféré un aspect plus classique à l'intérieur en modifiant d'ailleurs toutes les ouvertures. Huisserie ancienne aux vantaux cloutés. Le clocheton frontal fut édifié en 1968 en remplacement du précédent disparu en 1914. A l'intérieur, nef sous plafond à caissons en bois polychromé (1670 ?), habillage baroque de la structure romane par un plafonnage orné de stucs dans les bas-côtés. Agrandissement du choeur en 1672, dont témoignent le maître-autel et un retrait à ce niveau dans la maçonnerie. Découvertes en 1981, fresques étagées sur deux registres : XIVème s. pour le premier et XVIème s. pour le second, illustrant notamment l'adoration des mages et la dernière Cène. Beau sol pavé de dalles de marbre noir et rose, celui du choeur assurément daté de 1673. Dans le choeur, lambris renaissants jadis polychromés de la fin du XVIème ou début du XVIIème s.