
Départ du chemin de pèlerinage effectué vers Foy Notre-Dame lors de l'épidémie de peste de 1625, la rue gravit rapidement le versant Est de la vallée de la Meuse. Actuellement, la voirie étroite et en très forte pente est longées de petites maisons mitoyennes du XIXe siècle espacées par des murs de calcaire dans lesquels s'insèrent deux potales de pèlerinage.
Sous un saule, potale en pierre calcaire reconstituée, conservant sous la niche et le fût daté de 1956, et signé Mercier, un socle renflé millésimé 1646 sur la face et 1731 sur le côté gravé d'ailerons et d'un écusson. Ce sont les armoiries de la famille d'Aremberg
Scellée dans le mur qui borde l'étroite rue en forte pente de la "Montagne de la Croix", au lieu dit "Trou du Loup", elle est la seconde des 9 potales jalonnant le Chemin des Pèlerins. Le socle de remploi est millésimé 1636? Niche en batière gravée 'L'AN 1836" et "N.D.DE FOY" / P.P.NOUS 1814". Sur la tablette, fermée par une grille affichant le trigramme IHS. Panneau sur le fût gravé d'une croix.
Juin 1609. Un batelier dinantais, Innocent Delimoir souhaite construire un bateau. Il achète un chêne a Messire de Celles et demande à un bûcheron de Foy, Gilles de Wanlin, de lui abattre et de le scier en planches.
Hélas, le chêne est vermoulu et ne peut servir que de bois de chauffage. Il est donc débité en bûches. Un coup de hache, fendant le coeur de l'arbre, met à jour une statue de vierge, une tresse de cheveux et quantité de petites pierres. Il raconte ainsi sa découverte : "Je sciai le tronc en deux morceaux et au milieu, je découvris une énorme quantité de poussières noires, des pierres transparentes de toutes formes et de toutes couleurs, grosses comme des noisettes, une longue tresse de cheveux de femme qui me semblaient fraîchement coupés, une petite statue de la Vierge, haute d'un empan(20 à 25 cm). Cette statue était dans l'intérieur de l'arbre, cachée derrière un treillis composé de trois barreaux de fer tout rouillés. Mon aide, Gérard, le vit comme moi."
Premier miracle en 1616, suivi d'autres en 1617 et reconnaissance par l'église en 1609.
Dévotion très rapide et pèlerinages. Relaté en 1620 par le
père P. Bouille.
Une première chapelle fut érigée en 1618, très vite remplacée, vu la foule des pèlerins, par l'église actuelle bénie le 8 septembre 1624.
En 1625, suite à une épidémie de peste, des processions collectives furent organisées depuis Dinant et en 1626, depuis Rochefort et Houyet.
Patrimoine monumental de la Belgique - Wallonie - Volume 22/1 - P. 467
"Tout au long du chemin des pèlerins qui conduit de Dinant à Foy Notre-Dame, par Herbuchenne, on rencontre quantité de petites tours ou chapelles, carrées ou rondes, où se trouve une Notre-Dame de Foy". C'est de ces "petites tours ou chapelles" que traite cette fiche de Traces.
... une gravure de F. VAN DER MEULEN, intitulée "Veue de la Ville et du Chasteau de Dinant sur la Meuse, assiégée par les Français, le 22 may et prise le 29 du même mois en l'année 1675", révèle l'existence d'une croix à mi-côte, derrière les remparts. Ce calvaire disparut lors de l'enlèvement des croix, des cloches et des signes du culte à la Révolution Française. Selon d'aucuns, c'est ce calvaire qui donna son nom à la montagne.
Aujourd'hui à l'endroit où, d'après la gravure, devait se situer le calvaire, est scellée dans le mur une potale. Le socle, daté de 1636 pourrait être celui du calvaire. La pierre qui le surmonte aurait été élevée après 1814...
Georges Pire : "Le chemin des Pèlerins" - Le guetteur Wallon - Namur 1957
Au croisement de la route avec la rue menant à Herbuchenne, sur le parcours du pèlerinage à Notre Dame de Foy, potale monolithe en calcaire encadrée de deux vieilles aubépines. Au-dessus d'un haut socle droit, niche chantournée gravée sur la base : "ND / DE FOY / PP NOUS 1806".
PMB-W. T. 22/1 - p. 488
Elle s'écroula vers 1880 et les pierres, lourdes, restèrent longtemps par terre avant d'être remises en place. On l'appelle, dans le langage populaire : "Li potale tchèyue".
Grand-Père
Potale en pierre bleue, marquée à la base de la niche :" N D DE FOY / PP NOUS 1812". Piedestal orné de panneaux écornés sous la niche en bâtière fermée par une grille en fer forgé.
PMB-W. T. 22/2 - p. 486
Cette cinquième potale se dresse en face du château d'Herbuchenne. Elle se trouve au carrefour de la route du "Pont de Pierre" et de la route vers Sorinnes. C'est la route employée par le charroi dinantais pour aller de Dinant à Anseremme et inversement avant le percement du rocher Bayard.
Grand-Père.
Dans un fond de vallée boisée et sur son versant Nord, chemin de terre emprunté par le pèlerinage de Dinant à Foy Notre-Dame et jalonné de potales, ici, de 1943.
PMB-W. T. 22/2 - p. 519
Cette potale est dite "de Monseigneur", elle porte en effet sur le fût, gravé, l'inscription : "ANNO / MARIAE / 1943" ainsi que le blason de Monseigneur Charrue, évêque de Namur. La niche de pierre calcaire en bâtière est gravée sur sa base de l'inscription : "N-D DE FOY / P-P-NOUS 1943". Fermeture de la niche par un grillage portant une croix. Elle se trouve à l'entrée du "Bois du Roi". Elle a été taillée en 1942 par M. Henri Mercier de Dinant.
Dans un fond de vallée boisée et sur son versant Nord, chemin de terre emprunté par le pèlerinage de Dinant à Foy Notre-Dame et jalonnée de potales. Ici, de 1937.
PMB-W T.22/2 - p. 519
Cette potale est encadrée par deux tilleuls séculaires d'un diamètre de 5,20 et 5, 30 m. dans une majestueuse clairière du "Bois du Roi". Le fût, réalisé en béton est millésimé 1937. La niche qui le surmonte est en pierre calcaire et semble de remploi, la superstructure a disparu. Elle est fermée d'une grille en fer forgé agrémenté de volutes. Elle ne porte aucune inscription.
A 24 mètres sous cette potale, coule l'eau d'une rivière souterraine qui prend sa source à Jauvelan et qui aboutit à Dinant au Quartier Saint-Pierre. Cette rivière a alimenté Dinant pendant des siècles en eau potable.
Grand-Père
Au lieu-dit "Fond des Pèlerins", près du gué sur le ruisseau de Jauvelan, potale en pierre calcaire du XIXe siècle sur son socle baroque orné de volutes et millésimé de 1731.
PMB-W T. 22/2 - p. 519
Cette potale est érigée à l'intersection des sentiers vers Sorinnes et Foy.
Sous un grand tilleul, potale en calcaire composée d'une niche classique en plein cintre dont la base incurvée porte un cartouche "N.DDF / PPNS / 1779" et d'un socle daté de 1956.
PMB-W T. 22/1 - p. 470
La niche fut retrouvée par un habitant de Sorinnes, M. Camille Leclère, dans les bois où elle servait de bac aux tendeurs d'oiseaux. Remise aux restaurateurs, elle a retrouvé sa place sur son socle.
Grand-Père
Potale en calcaire recomposée en 1972 à partir d'éléments hybrides : base datée de 1633, avec monograme de la Vierge, fût de taille frustre, tablette datée de 1972 et niche néo-gothique portant à la base : "N. DAME DE FOY / P..P. NOUS / 1863".
PMB-W T.22/2 - p. 470
Elle fut inaugurée et bénie en 1972 par le chanoine Wéry, doyen de Dinant et a été réinstallée grâce à la générosité des dinantais.
Grand-Père