Sur le territoire de Dinant, plusieurs passages d'eau étaient en service (voir flèches bleues sur la carte jointe). (Cliquez sur les flèches pour agrandir).
Le passage dont nous retrouvons encore des traces est celui qui permettait de se rendre dans le quartier de Neffe au départ des Rivages à Dinant(cercle rouge sur la carte)
Il était situé en contrebas de cette rue des Rivages. Le dernier passeur en était Monsieur Jules VANDURME, qui a officié de 1958 à 1968.
etat_major
Sur le chemin de halage, on peut encore voir une inscription à l'endroit où se trouvait un banc permettant aux voyageurs d'attendre le passeur.

inscription

arriveneffe
"Carte militaire levée en 1867 et revue en 1913, avec compléments en 1933. Imprimerie lithographique de l'institut cartographique militaire, 1934"
"La Haute Meuse Belge" - Traces - Editions du MET 2004 - Page 29 - figure 18
poteau
Poteau métallique auquel le câble aérien de stabilité était accroché, route de Givet à Neffe
.
Quelques passages de notre région

Plusieurs autres passages d'eau se trouvaient sur la Meuse. En voici quelques-uns dans la région de Dinant(flèches bleues sur la carte). On en retrouve trace dans divers documents :

"La D.P. autorise le sieur Toussaint, pontonnier aux rivages (Dinant), a établir un passage d'eau particulier sur la Meuse à Anseremme, pour son usage personnel, celui des membres de sa famille et des ouvriers à son sevice."

(Procès-verbal de la Députation Permanente 1865 - page 386)

"La D.P. autorise le sieur Lambert Joseph, de Dinant et six personnes de sa famille, à établir un passage d'eau particulier sur la Meuse, à proximité du passage d'eau de Neffe-Dinant, sous réserve de l'approbation royale et des conditions imposées par l'autorisation."

(Procès-verbal de la Députation Permanente 1869 - page 216)

 

La construction des passes et des barrages avait pour objectif premier de relever le niveau de l'eau. Il s'ensuivit la disparition de nombreux gués qui parsemaient jusqu'alors la Meuse : autant de voies de passage qu'il fallait maintenant remplacer. De plus, les nouveaux ouvrages hydrauliques sont généralement construits à des endroits de faible profondeur.
On a donc de plus en plus souvent recours à des bacs et aux différents passages d'eau pour traverser le fleuve. Vers 1855, une partie de ces services se fait même au profit de l'Etat, qui afferme, dans la plupart des cas, ces passages destinés parfois à relier deux sections de routes séparées par la Meuse. Ces bacs permettent le passage de piétons et de voitures, d'autres sont affectés au passage des chevaux de halage, du moins jusqu'à la modernisation du tracé des chemins de halage...
Beaucoup de particuliers demandent l'autorisation d'installer des bacs, parfois même à quelques centaines de mètres du passage public, comme à Hastière-Lavaux, en 1856...
Vers 1860, le gouvernement entame pour son compte, une véritable politique d'installation et de reprise des passages d'eau sur la Haute Meuse. Cette année-là, le Bac du Prince, celui d'Anseremme, de Neffe, de Bouvignes, d'Yvoir et de Godinne passent sous le giron de l'Etat..."

(La Haute Meuse Belge - Traces - Edition du MET 2004 - pages 199,201,203).

Rivages

Retour page d'accueil

"... Hubert HOUBION, époux de Catherine PIRSON(avant 1914), ensuite Léon DARGENT, son épouse Henriette BOURDON et ses fils, Théodore, Edgard et Victor, puis Florent MAHAUX. Les époux LOUIS, Angèle VALARD, épouse de Joseph LOUIS, qui faisait la traversée de la Meuse vers les années 1930(photo ci-dessus). En 1937, Armand BOUVIER, époux de Bertha BRAHY et leur fils Albert, leur gendre Fernand ROLIN, époux de Hélène BOUVIER(de 1942 à 1960); Henri PONCHELET, époux d'Emilia PECASSE (de 1947 à 1960); Alexandre AUBRY, veuf d'Eugénie HENRY, et enfin Jules VANDURME, époux d'Hélène ADAM (jusqu'en 1968).

("Trait Union Paroissial" - St Lambert - Neffe - 20/05/1984 - n° 11)

Une anecdote racontée par Monsieur COLIN et confortée par un habitant de la rue des Rivages, veut que pendant la seconde guerre mondiale (en 1943), un avion de chasse allemand sectionna, avec son train arrière, le câble aérien qui assurait la stabilité de la barque de ce passage d'eau. La barque, avec ses passagers, fut récupérée au "Mérinos" (flèche noire sur la carte).
madame
arriveneffe