Le Passage de la Meuse
par
Robert DEHON

Préretraité de la société AMP, rédacteur en chef de "PressNews" cofondateur de la revue d'archéologie "Kadath", rédacteur en chef du magazine d'aviation "Carnets de vol", journaliste free-lance et conférencier(Belgique, Angleterre et France "Les Mercredis de l'Atlantic" à Wimereux), Président honoraire et fondateur de l'Association Fort de la Crèche (Wimereux), animateur du site Internet "Cyanopale-Histoires", notre auteur a, comme vous pouvez le constater "de la bouteille" !!!!
Merci à lui de nous faire profiter de ses recherches dans notre région.

Le passage de la Meuse et ses sites de mémoire.

Bref avant-propos

La région dinantaise était un point de chute de vacances familiales pendant les années 50 et, plus tard, avec les copains de l’Athénée. Camping sauvage autorisé grâce à mon grand-père qui avait des contacts à Falmignoul datant de la Résistance. En 2007, 2008 et 2009, je suis revenu – avec grand plaisir ! - à Dinant pour photographier l’espace historique du passage de la Meuse par les troupes de Rommel en mai 1940 et d’autres sites chargés d’histoire. Je remercie Jacques Leclère de m’accueillir sur son site Internet : mieux vaut partager ces éléments de mémoire que de les figer sur une galette de plastic enfouie dans un classeur. Robert Dehon

Remarque :

La carte des sites de mémoire est disponible au format PDF en cliquant ICI.


Mai 1940

Le 3e Reich nazi attaque la Belgique, le Luxembourg et la Hollande. A la grande surprise des Alliés qui pensaient que le relief de l’Ardenne empêcherait un tel développement tactique. Les Alliés attendaient une répétition du plan Schlieffen-Moltke de la Première Guerre, soit une attaque au nord du sillon Sambre et Meuse. Or, le General Erich von Manstein, chef du Armeegruppe A, sous les ordres du General Gerd von Rundstedt, convainc le General Heinz Guderian, père de l’arme blindée allemande, d’un plan nettement plus original. Le projet monte à l’Oberkommando des Heeres et à Hitler : l’attaque principale se fera au sud de la Sambre et de la Meuse permettant ainsi d’isoler les forces françaises et britanniques qui seront profondément engagées en Belgique. Hitler, le 17 février, approuve le plan Manstein mais ordonne une diversion vers Maastricht.
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Les forces en présence

Le 10 mai, de la Hollande au G-D du Luxembourg, s’ébranlent vers l’ouest cinq corps d’armée dont le 5. Armeekorps qui fonce vers la zone au sud de Namur. Il comprend principalement la 8. Infanteriedivision et deux divisions de panzers, les 5e et 7e. Face à ces unités, sous la pression et la surprise, nos Chasseurs ardennais du 1er régiment sont bousculés malgré leur cran au combat et retraitent vers Huy, tandis que les 1ère et 4e Division légère de cavalerie françaises (DLC) qui ont traversé la Meuse pour parer au plus pressé, repassent le fleuve au niveau de Houx et de Dinant pour s’installer sur la rive gauche de la Meuse, dans l’attente de renforts. La 9e Armée française lance trois unités pour bloquer l’avance allemande, la 5e Division d’infanterie motorisée, la 18e et la 22e Division infanterie qui ne bénéficient pas de charroi motorisé : les soldats marchent ! Le long de la rive ouest de la Meuse des troupes belges s’intercalent. Elles ont essentiellement pour mission de faire sauter les ponts qui enjambent le fleuve. La catastrophe est proche et pourtant quiconque ignore l’Histoire se condamne à la revivre. Entre Dinant et Yvoir, de part et d’autre de la Meuse, se dessine une dépression, - un effondrement géologique -, propice à l’attaque vue que les pentes sont faibles. La voie est connue des Allemands, ne l’avaient-ils pas côtoyée pour investir la Citadelle lors de la Première Guerre ? Là où fut blessé sur le pont dinantais, le 15 août 1914, le lieutenant Charles de Gaulle. Les opérations d’août 1914 étant parfaitement connues de l’Etat-major français, une série d’études sont menées dans les années trente quant à simuler les possibilités d’une invasion allemande par les Ardennes : le général Cullmann en 1933, un exercice des cadres de corps d’armée en juillet 1934 quasiment prophétique et une étude de 1938 qui révèle la précarité de la ‘Tête de pont de Montmédy’. Le général André-Gaston Prételat en est la cheville ouvrière. Or, ses avertissements au Haut Commandement sont ignorés. Le général Maurice Gamelin reste obnubilé par son ‘hypothèse Dyle’ : le triangle Liège-Namur-Anvers et sa moderne ligne casematée K-W (Koningshooykt-Wavre), les divers forts modernisés et le fort d’Eben-Emael, arrêteront l’envahisseur. Les Anglais et leur British Expeditionary Force, sous supervision française, approuvent et tous s’engouffrent au nord du sillon d’Entre Sambre et Meuse. Laissant au sud de ce dernier des unités trop faibles et trop éloignées pour bloquer une attaque via les Ardennes. Ce cumul d’erreurs stratégiques, tactiques et politiques se terminera à Dunkerque.
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Photo-montage réalisé par l'auteur. Aucune photo de la mission n'existe.
Modèle : Potez 637
Longueur : 11.07 m
Moteur : 2 moteur Gnome-Rhône 14 Mars en étoile de 710 ch
Armement : 2 canons Hispano de 20 mm et 2 mitrailleuses MAC-34 de 7,5 mm
Vitesse maximale : 410 km/h
Distance capable de franchir : 1.500 km
Sans oublier une communication interarmes de piètre qualité, pour preuve l’échec total du Groupe de Reconnaissance Stratégique II/33. Le 11 mai à 21h35, un Potez 637 piloté par le Lieutenant Gavoille décolle d’Athies-sous-Laon pour une mission à moyenne altitude sur l’itinéraire Givet, Saint-Hubert, Saint-Vith, Euskirchen, Malmédy et Dinant. Près de Saint-Vith et Houffalize sont repérées de longues files de véhicules roulant tous feux allumés ! Certainement les 5. et 7. Panzer-Divisionen de von Hartlieb et Rommel. De retour à Athies après deux heures de vol, rapport est fait qui est envoyé au PC de la 1ère Division aérienne… par estafette. Le 2e bureau du 11e Corps d’armée du général André Georges Corap ne comprend pas l’urgence des renseignements, lui qui envoie ses troupes vers le piège de la Dyle. Le lendemain à 8h35, une nouvelle reconnaissance à très basse altitude d’un Potez 637 sous la conduite de l’adjudant-pilote Favret : Chimay, Dinant, Val de Lesse, Rochefort, Marche, Givet. A l’ouest de Marche-en-Famenne, l’appareil subit le feu de la DCA et le pilote reconnaît parfaitement l’uniforme feldgrau, retour par Givet et Fumay pour une brève incursion en rase-motte sur Libramont où le Potez est touché. Arrivée au terrain précaire, un tué, et compte rendu. Incrédulité arrogante du 2e bureau ! L’état-major français ne tient pas compte – ou si tardivement – de ces informations cruciales. Cette anecdote navrante, peu connue, trouve sa place ici car les fumées d’échappement des Potez se sont diluées dans le ciel de Dinant.


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La Meuse est atteinte.

Depuis le début de l’attaque, le temps est magnifique. Ce qui est idéal pour les troupes blindées accompagnées de l’infanterie motorisée et de l’artillerie, le tout secondé avec brio par la Luftwaffe. L’intendance suit avec des chevaux… du moment qu’elle suive, ce qui est le cas. Du côté français, une seule unité motorisée, le reste à pied. Les hommes marchent… avec le barda et la capote militaire dans une météo estivale ! Arrivés sur les hauteurs, pour ceux qui en ont le temps, il faut creuser des tranchées, des trous d’homme… dans un sol très dur. Ils sont épuisés. Ils se battront, rejoints par les quelques éléments belges survivant. Mais ose-t-on encore imaginer une offensive à l’est de la Meuse ? L’affaire sent le roussi. Le front, de Namur à Monthermé, présente quelque 80 km, cette chronique s’intéresse au 10 km au nord de Dinant. La pratique est la suivante : les blindés frappent suivi de près par l’infanterie qui nettoie. Ces groupes sont accompagnés d’artillerie divisionnaire dont des obusiers et autres mortiers. Il s’agit des 5. et 7. Panzerdivisionen et de la 8. Infanteriedivision. Le Kommandeur n’a pas encore l’aura de sa grande époque de l’Afrikakorps mais ce n’est pas un inconnu. Le General Edwin Rommel s’est bien battu lors de la Première Guerre, son nom est retenu pour conduire le passage de la Meuse. Cet officier supérieur, admiratif à l’époque son Führer, a toujours eu le don de s’entourer d’adjoints de talent. L’histoire proprement dite du franchissement de la Meuse se trouve développée dans de nombreux ouvrages, quelques exemples sont mentionnés dans les sources.

 

 

 

 


 

 

 

 

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Montage panoramique pris de la tour du Midi à Poilvache.
Le cœur de cette chronique réside en une poignée d’itinéraires de visite de stations de mémoire, points de vue remarquables et musées ; un plan numéroté les précise. Le premier musée est celui de la Citadelle qui est exceptionnel tant par le panorama qu’il offre que par son contenu et son architecture. Il est considéré qu’il est déjà visité pour débuter le premier itinéraire à partir de Dinant ; ceci dit le cimetière militaire français situé à l’arrière de la citadelle mérite une visite pensive.
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4 - Château de Poilvache

C’était en fait une véritable ville fortifiée, érigée en 1226, des recherches archéologiques sont encore toujours menées. Les Allemands se sont immédiatement emparés du site qui offre un panorama imprenable sur les versants ouest. Raison pour laquelle ils ont installé une section d’observateurs accompagnée d’une troupe de mortiers lourds. Ils pouvaient ainsi non seulement donner des solutions de tir particulièrement efficaces sur les troupes françaises… accompagnées d’interventions de la Luftwaffe. Un premier point de vue est celui avant le chalet d’accueil montrant la pente de l’effondrement géologique est, le suivant – spectaculaire ! – s’admire à partir de la Tour du Midi qui permet une vue d’amont en aval du fleuve.
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Itinéraire 1 : la rive droite de la Meuse vers Yvoir.

1 - L’Ile de Houx

C’est sur la passerelle du barrage et de l’écluse joignant les deux berges que les voltigeurs du Oberst Paul Werner ont attaqué à l’aube. Actuellement, le système d’étiage des eaux a été complètement modernisé.

2 - Le pont d’Yvoir

La culée du pont présente un blason du 1er Bataillon du 5e Régiment Chasseurs Ardennais. On aperçoit, de l’autre côté de la Meuse, la culée ouest, une station d’essence et le monument Dewispelaere. Le pont moderne a donc été déplacé en amont. Regard sur 360° pour se rendre compte du terrain… malgré l’urbanisation et la végétation.

3 - Yvoir

Sur une place à proximité du pont du chemin de fer, se découvre une stèle dédiée au Colonel français Tachet des Combes commandant le 129e Régiment d’Infanterie, tombé le 12 mai. Le pont vaut un coup d’œil de par son aspect « révolution industrielle » et, passé celui-ci de quelques pas un mémorial proche de l’art déco est intéressant. Le centre d’Yvoir mérite un détour avec ses anciennes demeures jouxtant le Bocq, ainsi que près du carrefour giratoire, une pierre à la mémoire du Roi Chevalier.

Itinéraire 2 : la rive gauche de la Meuse.


5 - Le pont d’Yvoir

En prenant à droite après avoir emprunté le pont moderne, se devine la culée de l’ancien pont qui se trouve devant une station d’essence. La vue vers l’est permet d’imaginer ce qui c’est passé. Déception ? Sans doute, de quel bunker parlons-nous ?

6 - Le bunker du pont

Le bunker est exactement dans l’axe des deux culées du pont disparu. Par un tour de passe-passe, un revêtement mural le cache à jamais. C’est pourtant ici que les soldats belges ont combattu. Un canon anti-char fut amené, malheureusement l’arme ne pouvait tirer des créneaux du bunker, elle fut alors mise en place à l’extérieur, à l’abri d’une poignée de sacs de terre. Il faut supposer que cette casemate était prévue, comme nombre « d’abris » de la PFN (Position Fortifiée de Namur), que pour la mitrailleuse type 08/15 sur affût Chardome. Espérons qu’un jour, vu que cette station qui ne semble pas un miracle économique, il soit dégagé de sa gangue et réhabilité.

7 - Le monument Dewispelaere

Le canon antichar engage les premiers chars qui se présentent sur le pont, avec succès d’ailleurs. Mais l’ordre est de faire sauter le pont. Tout a été prévu, les explosifs sont reliés électriquement vers un détonateur et une solution manuelle préparée. Le Lieutenant Dewispelaere, enclenche le dispositif : rien ne passe, sans doute dû à l’échange de tirs. Il se précipite vers un cabanon de bois où se trouve le détonateur secondaire : le pont saute ! Il est tué par les rafales de MG34 tirées des chars bloqués sur l’autre berge.

8 - Le mémorial des fusillés d’Anhée

Le 4 septembre 1944, un groupe d’habitants d’Anhée sont arrêtés avant la libération du village. Ils sont abattus par des éléments épars d’une SS Panzergrenadiere (la flèche indique le bunker).
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9 - Le bunker du pont de chemin de fer

Le bunker est visible depuis le mémorial des fusillés, blotti contre la voie de chemin de fer qui mène au pont métallique. Il s’agit d’une casemate comprenant deux chambres avec créneaux de tir assez larges pouvant sans doute être équipées d’un canon anti-char, l’une au rez-de-chaussée visant la route, l’autre à l’étage encadrant le pont. Le plan type de construction est inconnu tout comme l’histoire de son équipage dont vous voyez la chambre de tir supérieure vers la rive droite de la Meuse. L’amateur en bunker archéologie notera de nombreux détails curieux dans sa construction.
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10 - Le château-ferme de Senenne

Très bel ouvrage qui jusqu’à la fin du 19e siècle abritait une église paroissiale. Ce lieu avait un intérêt tactique pour les Français et les Allemands.

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11 - Les fermes de Grange

Elles sont contrôlées par une compagnie du 2e Bataillon du 39e Régiment d’Infanterie dans l’attente d’éléments du 18e Régiment d’Infanterie se déplaçant à pieds et sous les attaques incessantes de la Luftwaffe. Une plaque sur le mur de la ferme de gauche commémore les soldats du 39e Régiment d’Infanterie tués du 10 au 23 mai en Belgique et en France.
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Itinéraire 3 : la rive gauche de la Meuse vers Bouvignes.


12 - L’auberge de Bouvignes

Ce long bâtiment conserve toujours sa vocation. Son intérêt réside dans le fait qu’il est visible sur les photos d’époque. Il faisait face à un ponton permettant le transit du charroi de Rommel, y compris des chars légers.
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13 - Les ruines de Crèvecoeur

Ce magnifique château, bâti vers 1320, offre un magnifique panorama. Il sert pendant un temps assez court d’observatoire pour la reconnaissance française. Le pont de Dinant et la passerelle de Bouvignes ayant été dynamités, les Allemands s’affairent à la construction d’un pont de barges sous Crèvecoeur. Pour se couvrir ils dépêchent sur la route d’Yvoir des unités blindées qui tirent à bout portant et incendient Bouvignes. Pour accéder aux ruines, emprunter la route vers Sommière, à droite une flèche indique les ruines et quelques centaines de mètres, toujours à droite, s’ouvre un petit parking de gravillons, au fond un chemin médiéval descend sur Crèvecoeur. Il est à noter que depuis le château on peut apercevoir, le long de la voie de chemin de fer, un petit bunker à un étage pour armes légères dont l’histoire est inconnue ; il fait partie d’un échelonnement de cinq casemates le long de la berge gauche de la Meuse depuis Namur.
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Itinéraire 4 : de Bouvignes vers Sommière et Haut-le-Wastia.


14 - Le calvaire de Marmol

Elle fut érigée près de la ferme de Hontoir qui mérite un crochet, en souvenir de l’épouse d’un résistant, Del Marmol. Elle décéda en captivité.

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15 - Le mémorial de Haut-le-Wastia

Voici le monument le plus important, construit à l’orée du village, là même où se sont passés des combats impitoyables. Cette construction à l’envolée moderne est érigée par les habitants du village pour le souvenir des Français de la 4e Division légère de cavalerie et de la 5e Division d’Infanterie motorisée tombés au champs d’honneur les 13 et 14 mai 1940. A cet endroit, le Capitaine P. Fockedey refuse de se rendre et succombe sous les rafales.
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16 - Le musée de Haut-le-Wastia

Le « Musée du Souvenir – Bataille de la Meuse, Mai 40 », géré en asbl par des amateurs extrêmement pointus, est situé dans l’ancienne école du village. Il comporte trois niveaux plus une cave ‘multimédia’ bien imaginée… Comptez une heure pour une visite normale, doublez si vous avez envie d’aller au fond des objets, photos et textes exposés. Triplez si vous engagez la conversation ! Un formidable plan-relief permet une vue globale de la bataille. A découvrir !
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L’équipe de « Traces de Dinant » espère vous avoir été d’utilité dans la découverte de ce passé, certes troublé, mais d’une impeccable beauté et maintenant absolument paisible.

Robert Dehon

Sources

« Mai 1940, Haut-le-Wastia au cœur de la tourmente », Dominique Halloin, Musée du Souvenir asbl, 2006.

« Champs de bataille de Belgique », Luc De Vos, Editions de l’Octogone, 1994.

« La ruée des panzers des Ardennes à la mer », Jean-Robert Gorce, Editions Heimdal, 1997.

« Blitzkrieg in the West », Jean Paul Pallud, After the Battle, 1991.

« Les panzers passent la Meuse », Paul Berben & Bernard Iselin, Robert Laffont, 1967.

« La ‘recco’ française avait vu les panzer », J-R. Gorce, in ‘Histoire de Guerre’ n° 15, mai 2001.

Illustrations

De l’auteur pour les photos actuelles, les quatre clichés de guerre proviennent du Centre de Recherches et d’Etudes de la Seconde Guerre mondiale à Bruxelles, remplacé en 1997 par le CEGES-SOMA dont je rappelle le lien : www.cegesoma.be . L’illustration du Potez, ici un ‘63’ et non un ‘637’, survolant Dinant est, bien entendu, un montage ‘clin d’oeil’. Les cartes de situation proviennent d’un ouvrage publié pour le Ministère des Affaires Etrangères de Belgique par Evans Brothers Limited, London (non daté) s’intitulant « Belgique, la relation des événements 1939-1940 ».

Notes

  1. La majorité des sites repris dans cet article sont facilement accessibles quoique à proximité de propriétés privées à respecter scrupuleusement. Certains autres, comme les ruines de Crèvecoeur peuvent présenter un danger surtout lors d’intempéries ; de même, le bunker du pont d’Anhée se trouve le long d’une voie SNCB en activité. Le site Internet « Traces du petit patrimoine dinantais » ainsi que l’auteur de ces lignes rejettent toute responsabilité en cas d’incident ou accident ; aux visiteurs de prendre leurs responsabilités en ‘bon père de famille’. Certaines routes sont aussi relativement étroites : prudence, donc.
  2. Pour les musées cités, il est bon d’activer votre moteur de recherche préféré et de vérifier quelles sont les heures et dates d’ouverture.
  3. La carte des sites est une réalisation « maison » qui les indique de manière générale ; une carte IGN au 50.000e ou au 25.000e est un atout précieux. Certaines routes se terminent par des chemins agricoles, préférez rebrousser chemin si le 4x4 n’est pas équipé de pneus pour franchissement. De même, si plusieurs sites peuvent être visités assez rapidement, tels ceux près du monument Dewispelaere, les châteaux de Poilvache et Crèvecoeur sont gourmands en temps. Par contre le spectacle mosan est assuré ! Prévoyez un week-end en amoureux…

Itinéraire 5 : de la Molignée vers Warnant.

17 - La rue Maison de Pierre

La rue principale de ce magnifique village situe le poste de commandement du 129e Régiment d’Infanterie lors de la contre-offensive française aux premières heures de la bataille. Une rue à droite mène à un curieux calvaire.
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18 - La stèle Marescot du Thilleul

Un peu plus loin, à gauche, dans une courbe, une sorte de menhir rappelle le Commandant Marescot du Thilleul qui a remplacé le Colonel Tachet, tué dès le début des combats.
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19 - La sculpture de De Coninck

Poursuivant la route, on arrive à un parking en face de l’église. Le cimetière contient une sculpture de Roger De Coninck, tout juste devant l’entrée, dédiée au 129e Régiment d’Infanterie.
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20 - La parcelle canadienne

L’entrée dans le dos, poursuivez le chemin de gauche pour atteindre une parcelle de la Commission des Sépultures de Guerre du Commonwealth. Cinq dalles traditionnelles signalent l’équipage des aviateurs canadiens tués lors d’un crash de leur avion Wellington dans la nuit du 2 septembre 1942.
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